Quand revendre un bien acquis en loi Pinel ?

Dans le cadre du dispositif Pinel, les investisseurs peuvent demander le remboursement d'un pourcentage du prix d'achat sous forme de réduction d'impôt, à condition qu'ils acceptent de louer le bien pendant au moins six ans. Après cette période initiale, les investisseurs sont libres de vendre le bien sans pénalité. Il convient toutefois de noter que la valeur de revente d'un bien immobilier peut être affectée par les conditions du marché et qu'il est donc important de demander l'avis d'un professionnel avant de conclure un quelconque accord. Globalement, le dispositif Pinel peut être un excellent moyen d'investir dans l'immobilier, à condition d'être conscient des risques encourus et des implications potentielles pour la revente future de votre investissement.

La revente après l’engagement de location

La pression fiscale est une considération importante pour de nombreux investisseurs lorsqu'il s'agit de la revente après l'engagement de location. Dans de nombreux cas, il sera plus avantageux de revendre le bien et d'en acheter un nouveau soumis à un régime d'exonération fiscale. Cela permet à l'investisseur de continuer à contrôler la pression fiscale. Toutefois, il est important de garder à l'esprit que la valeur de revente peut être inférieure au prix d'achat initial si le marché a perdu de sa valeur.

La revente d'un bien immobilier Pinel
Image d'illustration sur La revente d'un bien immobilier Pinel

Au bout de l’engagement initial de location de 6 ans

La fin des six premières années de l’investissement en Pinel peut être un moment intéressant pour les personnes qui prévoient une baisse de revenus, par exemple dans le contexte de la retraite. À ce stade, l'investisseur aura reçu 12 % du montant de son acquisition en réduction d'impôt. Cela peut permettre de compenser certaines baisses de revenus qui peuvent survenir lors de la retraite. En outre, cette période peut également être mise à profit pour rééquilibrer le portefeuille et procéder à tout ajustement nécessaire en fonction des changements de situation.

Au bout de l’engagement initial de location de 9 ans

Pour de nombreux investisseurs, la question de savoir combien de temps conserver un investissement peut être difficile. D'une part, ils veulent maximiser leur retour sur investissement, mais d'autre part, ils ne veulent pas immobiliser leur argent trop longtemps. En effet, au terme des 9 premières années, l'investisseur aura reçu 18 % du montant de son acquisition en réduction d'impôt. D'un point de vue purement financier, choisir cette durée est un excellent choix. C'est sur cette période que le taux de rendement interne (TRI) de votre investissement sera le meilleur. Bien entendu, la situation de chacun est différente, il est donc important de s'adresser à un conseiller financier pour déterminer ce qui est le mieux pour vous.

Au bout de l’engagement initial de location de 12 ans

Une façon de minimiser le risque est de choisir un engagement de location plus long. Cela donne au bien plus de temps pour prendre de la valeur et fournit également un flux de revenus plus régulier. En outre, dans le cadre de la loi Pinel, l’investisseur bénéficiera d'une réduction de 21 % de ses impôts. Cela peut lui permettre d'économiser une somme d'argent considérable pendant toute la durée du bail. Par conséquent, choisir un engagement de location plus long peut être un choix judicieux pour les investisseurs.

La revente en cas de force majeure

La force majeure est un terme juridique qui désigne les événements indépendants de la volonté des parties à un contrat. Dans le contexte de l'immobilier, les clauses de force majeure permettent généralement la résiliation anticipée d'un contrat de location en cas de catastrophe naturelle ou d'autres circonstances imprévues. Toutefois, la loi française permet également la revente de biens immobiliers dans certaines circonstances de force majeure sans déclencher une obligation de remboursement des avantages fiscaux reçus. Ces situations particulières comprennent la perte d'emploi (licenciement ou faillite), les maladies graves (invalidité du propriétaire) et le décès. Par conséquent, la force majeure peut offrir une grande souplesse aux acheteurs et aux vendeurs sur le marché immobilier français.